19/11/2017

Une vieille promesse


A tort ou à raison, je le revois l'espace d'une soirée.
Vous ne le savez pas mais cela fait plus d'un an maintenant que l'on se voit.
La vie nous aura réellement séparés 240 jours en presque 2 ans.
Et pourtant je ne suis plus, avec lui, celle que j'étais.
Je ne saurais vous l'expliquer.

A tort ou à raison, il revient.

Je l'enivre de ma voix.
Assis face à moi, il m'écoute avec ses yeux et me regarde avec son coeur.
Je le sais.
Et il n'est plus, avec moi, l'homme qu'il était.
C'est un fait.

A tort ou à raison, il revient et repart les neurones explosées.

Pour quelle raison la vie nous impose ça ?
Il ne parvient pas à redessiner cette bulle merveilleuse autour de sa vie. Il revient.
A tort ou à raison il revient.
Il revient et je lui tends les bras.

Nos retrouvailles ont toujours le goût de cette vieille promesse que je m'étais faite le jour où nous nous sommes déclaré notre amour.
Plus de quatre après, ma vieille promesse s'impose encore à moi.

Pour la mort de son beau-père, j'étais là.
Pour son nouveau job, j'étais là.
Pour son déménagement, j'étais là.
Pour le décès de sa mamie, j'étais là.
Pour ses rideaux rouges, j'étais là.
Pour la mézzanine de Marie, j'étais là.
Pour le mariage de son grand-frère, j'étais là.
Pour son nouveau livre, j'étais là.
Pour les prémices d'adolescence de Romane, j'étais là.
Pour la grossesse de sa petite soeur, j'étais là.
Pour le pieds cassé de son ex-femme, j'étais là.
Pour ses histoires de coeur, j'étais encore là.
Pour quelques heures dans une bulle merveilleuse, je suis là.


Pour ma dépression, il était là.
Pour ma démission, il était là.
Pour mes débriefs de séances d'hypnose, il était là.
Pour ma convelescence, il était là.
Pour mes nouveaux projets, il était là.
Pour mes vacances au Portugal, il était là.
Pour mes études et mon diplôme, il était là.
Pour mon nouveau job, il était là.
Pour mes histoires de coeur, il était encore là.
Pour quelques heures dans une bulle merveilleuse, il est là.


A tort ou à raison, la vieille promesse...

J'essaie de comprendre.
J'ai essayé de comprendre.

Et pourquoi a-t-il eu le besoin, en juillet dernier, de se mettre à genoux et me demander pardon pour m'avoir quittée de cette façon-là?

Ma vieille promesse s'impose encore.

... Mais je n'étais pas à la hauteur...


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