Qu'importe

Il aura à peine existé dans cette relation pleine de vide.
J'aurais à peine existé dans cette relation pleine de vide.
Qu'importe.

Faute de mieux, par besoin, par dépit, par intérêt, pour se réconforter, tromper l'ennui, assouvir une pulsion ou combler un manque. Pour lui. Pour moi.

J'aurais à peine existé dans cette relation pleine de vide.

Je ne veux pas croire que je ne mérite rien d’autre.

Rendez-vous clandestins, chargés d'une adrenaline indécente et pourtant si vides de sens.
Il n'élève plus que mon corps et momentanément mon esprit.. Plus mon coeur.

Je veux cueillir les étoiles, danser avec les papillons et tartiner la chamade.


Peut-être ne retrouverais-je jamais plus cette fusion des corps.
Qu'importe.
Peut-être ne retrouverais-je jamais plus cette osmose des cœurs.
Qu'importe.
Peut-être ne retrouverais-je jamais plus cette connexion des âmes.
Qu'importe.


Qu'importe. Nous en créerons d'autres. Ensemble.


J'aurais écrit tant de mots d'amour pour lui. Plus qu'il n'en entendra jamais.
Je n'en écrirais sans doute pas pour toi, je te les dirais à chaque instant de nos vies.
J'en ai encore des frissons, j'en ai encore de l'amour à donner. A donner et à recevoir.
J'en ai à en crever.
Je l'ai aimé à en crever.

 Je sais que je l’aurais suivi jusqu’au bout du monde pour être déjà alleé en enfer avec lui.
S'il me l’avait demandé. Si j’avais su mieux exister à ses yeux.

Si ce que nous étions n’avait pas été si éphémère sur la carte du temps.

Si de tous ces moments passés ensemble, il ne m’en restait pas qu’un goût de vieille pièce de métal. Oui, c'est si loin. Il me manque tant.

Il ne m'aime plus.
Je ne le pleure plus.
Je pleure les souvenirs de nous.
C'est comme s'il avait tué en moi tout ce qu’il aurait pu m’en rester de beau.

Un soir, il s'est cru chassé. Sur la Sainte Bible de mon grand-père, j'aurais juré.
J'aurais juré encore et encore. A quoi bon, il ne m'entend pas.
Son orgueil jamais ne m'a entendu. Il n'entend visiblement que les autres.

Son silence n'aura soufflé que les mots justes:
Qu'importe la passion, qu'importe l'illusion ?

Je l'ai aimé à en crever.
Des heures durant j'ai prié, des heures durant j'ai imploré.
Je prie encore, j'implore encore le ciel et tous les saints, la vierge Marie et tous les anges:

Rendez-le moi ou guérissez-moi à jamais.

Je l'ai aimé à en crever.

Qu'importe.



Commentaires

  1. Le coeur ? C'est le cerveau en fait avec ses jets d'hormones bien emmerdantes, qui ne servent qu'à faire perdre la boule...
    Heureusement en vieillissant, cela disparait et c'est tant mieux !

    Bon week end

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  2. C'est ça ! Bien emmerdantes et si dévastatrices.

    Bon week-end :)

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    Réponses
    1. Bon week end aussi et belle vie, si cela est encore possible dans ce monde dévasté

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