16/07/2016

Demain je décolle

Demain je décolle à nouveau.
J'ai la boule au ventre.
J'ai peur.
J'en pleure.
C'est parti pour les vacances. Et elles seront belles, je le sais.
Je ne dois pas penser au voyage. Non il ne faut pas.
Mais avec tout ce qu'on voit aussi à la télé, j'ai l'estomac retourné.

Et au retour ?
A mon retour personne ne sera là, cette année, à m'attendre.
Personne ne sera là pour me serrer dans ses bras alors que je serai seule, complètement seule.
Dieu que la vie est ingrate !

Je me raconterai les vacances et j'écouterai mon fils me raconter les siennes au téléphone chaque soir.
Voilà. Les sourires du soir, eux, seront là. Sauvée.

Et hier.
Alors que je triais des papiers, j'ai malencontreusement trouvé une lettre de celui que j'aimais.
Il a fallu que la vie mette ses mots devant moi; les mots que j'essaie chaque jour d'oublier.

Dix-neuf semaines après. Pourquoi ?
Etait-ce un signe ? Un signe de quoi ? de qui ? me diriez-vous ?
C'est juste la vie qui s'acharne, hein ? Pas vrai ?

Tiens Elisabeth, tu ne pleures plus mais il est encore là à t'arracher le coeur.

C'est sur... il en faudra encore du temps. C'est aussi évident que ça l'eut jadis été entre nous.
J'ai dit nous ? Oh misèèèère...
Il en faudra, mon Dieu, des semaines, encore.
Des mois. Peut-être même des années.
Je me relève à peine.
Quel massacre. Mais quel massacre !

L'espace d'une seconde et tout mon moi s'est mis à trembler.
Suis-je encore là dans un coin de son coeur ?
Sait-il ?
Et sait-il combien j'ai mal encore ?

J'ai la boule au ventre.
J'ai peur.
J'en pleure.
Et demain je décolle à nouveau.

Mais c'est déjà les vacances, je file !


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