Parcourir la carte du temps

Un samedi soir pas comme les autres.
J'assiste à une conférence sur la peur de l'engagement.
Ouais, j'ai fait ça de mon samedi soir. Passionnant...

J'écoutais avec cette impression que tout le monde connaissait mon histoire.
J'avais l'impression que tout le monde connaissait mon ex !
Comment ces inconnus savent-ils tout ça de lui, hein ?
Les hommes sont donc si... tant... pas assez, tellement...
Putain qu'elle bande de petits cons; désolés les gars. Y'a que vous pour avoir des pensées pareilles, de tels comportements, si douteux parfois ?!

C'est pas pour autant que je ne crois pas en l'homme, hein.
J'apprécie même l'homme fragile, sensible (c'est peut-être là mon grand défaut). Mais pas l'homme qui mal aime et désaime, comme le temps d'écrire un sms.

Reproduire l'incommunicabilité observée, enfant, chez ses parents.
A plusieurs reprises je lui ai tendue ma main à ce sujet. Mais non, il a préféré, il a choisi consciemment de se perdre plutôt qu'accueillir l'inconnue que j'avais, finalement, toujours été pour lui.

Le terme de narcissisme, de perversités reviennent en boucle. J'ai envie de vomir.
En finir avec l'Oedipe, se tenir à distance comme son père l'a été/l'est.
Reproduire sans cesse la relation désastreuse de ses parents pour un jour essayer de la réparer.
Repères névrotiques.
Répétitions en tout genre. Action. Mise en situation.
Essaye encore garçon. Tu te planteras autant d'années que tu vivras.


Et moi, j'étais où en fait ?
Avec qui étais-je ?
M'aimait-il ?


Et dire que je rêvais de  parcourir la carte du temps.


Nous ne ratons pas nos histoires d'amour, ce sont elles qui ne nous ratent pas.
Et je le respire sans le sentir.




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